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Deadpool

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Déjanté et rythmé, un film de jeune pour les jeunes ; un film de geek pour les geek. Pourquoi pas. Mais Deadpool, sorti en 2016, ne restera pas dans les annales du septième art. Un film qui ne sait pas exploiter ses points positifs, qui se transforment en boulet.
Si proche et si loin des autres superhéros, Deadpool commence fort, à de touches agréables, mais le rendu final est trop gros, trop lassant, sans fond.

249124@JordanMuzyczka

Liam Neeson, Ikéa, hashtag

Deadpool, alias Wade Wilson , alias Ryan Reynolds en est un vrai… de boulet…
Cinglé à souhait, au style provocateur mais parfaitement bien huilé, au physique attrayant et aux cascades réussies, l’acteur se donne. Ça se ressent dans le personnage. Ça se ressent dans le film, à l’image de son super héros : langage jeune, références de geeks (les fameux meuble Ikéa ; la stagiaire et son attitude reloue ou encore les films d’actions de l’acteur Liam Neeson, tous sont caricaturés), sans fards, on peut le dire, Wade Wilson n’y va pas avec le dos de la cuillère (#ExpressionDeVieux).
Si ça plaît un moment, l’ambiance devient lourde, redondante pendant les 1h 48 que dure ce film.

Passé la moitié, le film devient classique

Côté acteurs/actrices, seul le personnage principal est réellement marquant. Morena Baccarin, sa copine, ne marque le spectateur que par son joli minois. Les autres personnages sont soit trop peu développés (après tout, le veut-on vraiment ?), soit clichés.
L’histoire, qui est saccadée en différentes partie jusqu’à la moitié du film est bien mise en scène. Passé cette moitié, le film sombre dans du classique, alors que c’est ce qu’il souhaite justement critiquer et éviter. Si le film reste en surface, ce qui est dans son style, il aurait pu gagner à acquérir d’avantage de profondeurs. Évoqué, l’apparence physique et le regard des gens mais vite aux oubliettes ; évoqué le poids de l’amour véritable face à l’amour physique, mais emballé et pesé avec trop de hâte.

Bim, bam, boom

Question actions, le film en regorge. Mais les phases, au début originales, deviennent vite insipides. Les ennemis sont faiblards, le superhéros trop fort, carrément invincibles et zigouille ses ennemis à coup de pirouettes qu’on commence à connaître à force. La musique est présente et donne de la consistance à l’œuvre.  Elle colle parfaitement à l’esprit et du film, et du public visé que sont les jeunes.

 

En somme, Deadpool est un film qui se regarde, qui s’apprécie et qui s’oublie. Amateurs de scénarios profonds, passez votre chemin. Ne restez que si vous voulez un film d’action, a moitié bien réalisé, avec un humour gras, lourd, potache ; un humour plaisant mais long.  

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