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Les oranges du Maroc

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« Nous, on fait la queue parce qu’on a envie d’oranges ! Eh oui ! envie de manger des oranges ! Allez tous au diable, c’est comme ça : on a tous envie de manger des oranges ! […] C’est vrai, je construis des maisons ! C’est vrai, je rêve de bâtir ma propre ville ! Et je me fous de vous tous ! »

Une cargaison d’orange et chacun y ramène sa poire, dans ce trou paumé de la Russie du début des années 60. En faisant abstraction du jeu de mot, le livre peut se résumer à cela.

@JordanMuzyczka

 

Victor Koltyga, la Racine, Nicolas Kaltchanov…

Au prisme des divers personnages, comme un foreur de pétrole, un marin, une professeur de lettres, tous sont liés entre eux parce qu’ils se connaissent ou vont se connaître. Le lecteur arrive au momentoù se produit un événement: une livraison d’oranges (bon, on peut trouver cela bizarre, mais il faut se mettre à la place de ces gens: dans un trou paumé de Russie, le Kamtchatka, en 1962, les oranges, c’est un produit rare, bien loin de notre société actuelle d’abondance et mondialisée).

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Chaque personnage à son histoire, chacun à ses rêves.

« C’est peut-être là [(dans l’est)] que je le rencontrerai un jour, ce grand marin aux yeux clairs. Il hésitera longtemps avant de m’aborder, puis il s’approchera et se présentera. Il sera timide et rougissant et passera toutes ses nuits sous mes fenêtres. Moi, je saurai combiner travail, études, et activités au Komsomol, et un jour je lui poserai moi-même une question importante, et moi, la première, je l’embrasserai… »

Des rêves qui souvent, sont synonymes d’émancipation, de liberté. Quoi de plus normal pour un homme, Vassili Aksionov, qui vit dans une période où les restrictions sont fortes, lui qui devra s’exiler pour un temps de son pays natale et dont les parents ont été déportés.

Les oranges du Maroc, c’est observer la vie et les aspirations de gens qui se sont retrouvés dans cette région, par la volonté ou par la force des choses.
On y jongle d’un personnage à l’autre. Le style est simple, l’histoire, au final, relativement courte, et parfois inégale: tous les passages du livres ne sont pas intéressants.

En somme, un livre qui apporte un agréable moment de lecture. Dommage que le goût de ces oranges s’oublient vite et que l’on passe rapidement à autre chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les oranges du Maroc (2003) est le septième roman, sur onze, de l’écrivain Vassili Pavlovitch Axionov. Auteur russe, fils de, il est surtout connu pour son livre un brin tolstoïen Une saga moscovite (1995).

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